mercredi 3 septembre 2008

Zoreille


"A son retour, il est l'Africain. Dès qu'il entend le mot Angola, il intervient, il est question de lui. Laissez parler l'expert. Et lorsque l'Angola n'est pas dans la conversation, il l'y met, on peut compter sur lui. L'été en Angola, les fruits en Angola, les moustiques en Angola, l'école en Angola, la nuit en Angola, la démocratie en Angola, la pollution en Angola, la musique en Angola.
Et si l'on parle de vin, il dit qu'il n'y a pas de vin en Angola." (*)


"Oreille Rouge" est un roman d'Eric Chevillard, qu'un ami sculpteur de galets m'a conseillé, il y a quelques semaines. Il s'agit du récit d'un voyage au Mali. Non pas tellement du voyage lui-même, mais de la posture du voyageur, avant, pendant et après le voyage. C'est très drôle, et très bien écrit.

Chevillard était, pour moi, un marchand de lunettes, jusqu'à ce que, en cliquant sur un lien du site d'Hobopok - grâce lui soit rendue -, je découvre le blog de l'écrivain. Depuis, je vais quotidiennement me régaler des aphorismes du bonhomme.



(*) dans le roman, il s'agit du Mali et non de l'Angola. Mais il pourrait s'agir de l'Ossétie du Sud que ça ne changerait pas fondamentalement le propos.

3 commentaires:

oui c'est moi a dit…

"les oreilles rouges" est avant tout un excellent livre de Reiser.

Hobopok a dit…

Grâce me soit rendue. Avec un "e". Mais les profs de français auront corrigé d'eux-mêmes.

Eric Chevillard qui a l'agaçant défaut d'écrire mieux encore que le catalogue de la Manufacture d'armes et de cycles de Saint-Etienne, est un vieux (il a mon âge) condisciple, et dès que nous nous serons revus pour comparer nos bébés, le meilleur blog du Web, aka Hobopok Dimlanche, se fera fort de relater l'événement.

Pour l'heure ma modestie m'oblige à taire notre proximité très relative.

Appollo a dit…

Ta modestie t'mpêche-t-elle de m'envoyer un mail pour me raconter ce mystère en privé ?