mercredi 3 septembre 2008

L'homme qui a lu Rolin


Dans "La ligne de front", ce vieux Jean Rolin relate un voyage en Afrique australe à l'époque de l'apartheid. J'espérais vaguement qu'il aille dans ceux des pays de la ligne de front que je connais - à savoir essentiellement l'Angola et la Namibie - mais le périple de Rolin se situe plutôt à l'Est : de Zanzibar à l'Afrique du Sud, en passant par le Zimbabwe, le Malawi, le Botswana etc.
Quoique le tire puisse nous le faire croire, il ne s'agit absolument pas d'une sorte de reportage de guerre : Rolin pérégrine, à son rythme - et à celui des différents modes de transport utilisés - dans tous ces pays, se contentant comme à son habitude, et à mon plus grand plaisir, de noter ça et là les incidents, les anecdotes dont il est témoin ou acteur.
Avec "L'Explosion de la durite", c'est sans doute le meilleur Rolin que j'ai lu, un de ces bouquins qui me réconcilie vraiment avec le genre du récit de voyage, plein d'humour, de distance humble et d'acuité dans le regard.


"L'homme qui a vu l'ours" est un recueil des principaux écrits journalistiques (de reportage) de la carrière de Rolin. Ce gros pavé (que je n'ai pas encore fini) regroupe pêle-mêle des papiers pour Libé, Géo, le Figaro, le Monde, Match etc. On trouve donc à boire et à manger, des sujets aussi divers que les élections en Syrie, la chasse à l'ours des Pyrénées, ou un voyage aux îles Aran - sur les traces de Bouvier, ou plutôt sur les traces d'une coiffeuse rencontrée par Bouvier. Ce qui frappe, c'est évidemment le ton, le style de Rolin, à 1000 lieues de ce qu'on a l'habitude de lire. Vivement que XXI redonne du boulot à ce garçon.

1 commentaire:

jean rolin a dit…

moi aussi j'aime beaucoup ce que vous faites.