mardi 24 juillet 2007

Zones


Finalement déniché par hasard dans une librairie où je n'avais pas bien regardé, Zones est le 5ième roman de Jean Rolin que je lis. On y retrouve le dispositif déjà vu dans les précédents romans (mais qui sont en fait sortis après, ce qui fait qu'il semble bien que ce soit Zones qui inaugure le dit dispositif), à savoir le voyage immobile, où le monde se découvre depuis un lieu unique (ici, la zone donc : banlieue parisienne ou quartiers déshérités de la capitale).

Quartiers en déshérance, bitume, périphériques, bistrots du coin, hôtels merdiques, le Paris de Rolin n'est pas folichon, et pourtant le regard qu'il porte sur ses habitants (clodos, zonards, "jeunes", tauliers, ivrognes, passants etc) est toujours empli d'humanité fraternelle, c'est à dire dénué de tout regard en surplomb : ni pitié, ni commisération, ni mépris, ni paternalisme.

La lecture est d'autant plus agréable que le récit n'oublie pas d'être souvent très amusant et que Rolin évite l'auto-satisfaction ou le nombrilisme qui sont malheureusement souvent les marques des récits des écrivains-voyageurs .

3 commentaires:

Ékenci franky a dit…

tu nous emmerdes avec ton rollin.
Pourquoi tu lis pas plutôt les bouquins de Cizia Zykë, ça c'est un mec!!!!

Ta maman a dit…

C'est un peu la zone ici, faudrait songer à ranger un peu ...

Ta maman a dit…

En plus ça sent le fennec.