vendredi 23 mai 2008

La grande sauterie



Sur le carton d'invitation aux armes de la République était mentionné "Tenue de ville - Robe courte". N'ayant plus aucune robe convenable à me mettre et ne désirant pas, de toute façon, que le président se paye ma fiole à si bon compte, j'avais opté pour "Tenue de ville".


Le lycée français, dès le matin, avait changé d'allure : le drapeau national repassé, les salles repeintes, la tribune montée, quelques militaires postés ça et là et un accès pour le moins compliqué à base de fouilles et de portique de détection.

Dans la cour, j'aperçois la protection présidentielle aux aguets et le matériel audio-visuel entreposé.


Petite foule des français d'Angola (plus ou moins en tenue de ville - robe courte) qui attend l'arrivée du chef, et présence massive du "sponsor" Cuca (a melhor cerveja de Angola, ta comprovado).


Evidemment, je ne reconnais personne du staff qui accompagne Sarko : il y aurait le patron de Total, Bolloré, deux secrétaires d'état, des gens comme ça - et la seule que j'aurais reconnue n'est pas venue, le shopping à Luanda étant assez limité.


Les journalistes sont prêts, Sarko arrive rapidement, serre quelques mains, monte sur la tribune et envoie son discours.



En gros, il explique que l'Angola et la France ne sont plus fâchés (applaudissements), que la France va aider à la reconstruction (applaudissements), que les Français installés en Angola sont vachements méritants et qu'ils vivent dans une des villes les plus chères du monde, qu'il a été élu pour le changement, que d'ailleurs vous avez vu comme le service minimum ça marche (pas d'applaudissements), qu'il allait construire une nouvelle ambassade à Luanda, relancer la coopération avec l'Angola et surtout que les frais de scolarité dans les écoles françaises à l'étranger seront désormais gratuits (tonnerre d'applaudissements).
Après quoi, il se dirige vers la salle des profs transformée en salle de presse pour l'occasion, tandis que le public se dirige lui, d'un pas gaillard, vers le buffet, les bouteilles de champ' et les stocks de Cuca.
J'en étais encore aux petits fours quand je me suis rendu compte que Speedy Sarko avait quitté l'établissement et qu'il devait déjà en train de finir sa visite-éclair dans le pays.


Première (et vraisemblablement dernière) rencontre avec un président de la république. Finalement, je suis un peu déçu, tout cela était bien moins mondain que je l'espérais et avait même un petit air de kermesse. D'ailleurs, à la toute fin de la journée, j'ai réussi à m'arranger avec un mec de chez Cuca pour qu'il me file un superbe parasol aux couleurs de la bière nationale. Les prochains week-ends à la plage vont être classieux, eux. Ta comprovado.

7 commentaires:

provisus a dit…

Robe courte ?
Et pourquoi pas string obligatoire ?

Armelle a dit…

pour les prochains week-ends classieux à la plage..t'a pas pris le drapeau national repassé pour faire un paréo ? ou le transformé en une robe courte pour ta prochaine kermesse ?

popol 68 a dit…

Sous les robes courtes la plage.

nicolas s a dit…

jupes courtes = souvenirs de Luanda

http://lemateurdart.files.wordpress.com/2007/07/chinchinwu.jpg

ruth a dit…

quel beau pince fesse..

totoche a dit…

Certaines photos sont à la limite du soutenable : je retourne chez Hobopok, c'est plus sain.

Li-An a dit…

"Tenue de ville". Moi, je me balade en ville en short, chemise à fleurs et thongs. Ça le fait ?