lundi 12 mai 2008

De Windhoek à Windhoek

On traverse le Khomas Hochland et ses collines semi-arborées, et la route après la Bosua Pass s'enfonce dans le désert. Une barre de nuages à l'horizon, c'est le courant du Benguela qui refroidit la côte.

Walvis Bay ressemble à une petite ville balnéaire cossue de n'importe où, en anglo-saxonnie. Coincée entre le désert du Namib et un océan tumultueux et très poissoneux, elle dégage une sorte d'indolence mortifère étonnante.

Il y a des otaries, des dauphins, des pélicans, des flamants roses, et plein d'autres oiseaux que je ne sais pas identifier.

Un peu en dehors de la ville, les immenses dunes de sable annoncent déjà le sud du pays. Je manque de crever d'épuisement tabagique à grimper sur la N°7, et tout content de mon exploit, je me laisse dégringoler de là-haut en roulade. Bref, je nique mon appareil photo (et la carrière internationale qui n'aurait pas manqué d'aller avec) dans le sable.

Après une épave dans le brouillard, et quelques kilomètres de route dans le désert que croise le chemin de fer qui relie la côte à la capitale via le "Desert Express", on tombe sur Swakopmund la germanique. Dans la rue, 3 ou 4 himbas venus du Nord, en tenue traditionnelle, demandent leur chemin à une grosse touriste teutonne.


La route repart vers Windhoek, mais nous nous arrêtons un peu avant, à Düsternbrook, une ancienne ferme coloniale allemande transformée en guest-farm avec petite réserve attenante (où l'on voit des panthères et des guépards).


A la table commune du soir, je fais la connaissance d'un étrange équipage, deux pilotes (l'un français, l'autre suisse) et une hôtesse (autrichienne) qui passent une semaine en Namibie : ils travaillent pour une compagnie privée autrichienne basée à Moscou, dont l'essentiel du boulot est de transporter des milliardaires russes là où ils le désirent. Cette fois, le milliardaire russe et ses 3 copains (et 4 putes embarquées elles-aussi) voulait chasser l'éléphant en Namibie.
Le pilote me raconte encore d'autres anecdotes sur son étrange boulot de pilote de l'air-taxi de luxe : comment il est allé chercher des saucisses pour un client à Montréal depuis New-York (le transport de saucisses le plus cher du monde), comment il a embarqué un groupe de mercenaires russes et leurs caisses de grenades qui allaient "négocier" une prise d'otages dans le delta du Niger, l'ambiance à bord avec les mafiosis de Gazprom, ou tel président africain (en l'occurence celui de la Guinée équatoriale), bref chaque voyage qui devient une idée de fiction à la limite du crédible.
Le matin, pendant que les pilotes font du cheval au milieu des gazelles, l'hôtesse pend un bain de soleil. Deux jours plus tard, ils repartiront à Moscou avec un éléphant découpé dans la soute.

Enfin, retour à Windhoek, pour constater que les magasins y sont fermés le samedi après-midi, et qu'il n'y aura donc rien à faire avant le vol pour Luanda.

Mais ce n'est pas grave, 1 semaine sans ratel*, mais avec l'espace infini dans la tête.


*oui, ah, le ratel, je n'en ai donc pas encore fini avec lui.

8 commentaires:

urnib a dit…

pas mal, ça me rappelle la russie.
Et l'hôtesse, tu l'as photographié?

amanda lear a dit…

moi aussi j'ai été hôtesse.

Bartolomeo a dit…

Le pélican il était flou au naturel ou t'avais bu trop de Windhoek Lager ?

Li-An a dit…

Pas une seule photo de l'hôtesse, c'est quand même scandaleux...

totoche a dit…

Quel gratelle cet apolapo !

alain tapp a dit…

Une rumeur tenace présente Amanda Lear comme une transsexuelle, ce qu'elle a toujours démenti. Selon elle, cette rumeur a été lancée par David Bowie, et n'était qu'une « ruse » pour promouvoir son premier album.
D'autres sources attribuent le doute sur l'identité féminine d'Amanda Lear à Salvador Dalí, qui avait été le compagnon d'Amanda à partir de 1965, et l'on veut parfois voir dans son nom la présence d'un « amant Dalí ». Dalí aurait repéré Amanda Lear dans une revue de travestis et lui aurait payé son opération de changement de sexe à Casablanca.
Dans ses mémoires (non publiés en France) 6, la transsexuelle April Ashley raconte que le cabaret Le Carrousel, où elle se donnait en représentation, accueillit à la fin des années 1950 "un nouveau membre, Peki d'Oslo, alias Alain Tapp, connu plus tard sous le nom d'Amanda Lear" après avoir changé de sexe et épousé un Écossais du nom de Lear, le 11 décembre 1965, dans l'unique but d'acquérir la nationalité britannique. Ces affirmations sont reprises et complétées par d'autres sources 7. Amanda Lear a répété dans plusieurs interviews à des journaux anglais, où est née cette rumeur, n'être ni Peki D'Oslo ni Alain Tapp 8.
En Espagne, la petite fille du général Franco, Carmen Martinez Bordiu, qui fut l'épouse d'Alphonse de Bourbon, prétendant à la couronne de France, écrit dans ses mémoires publiées par le magazine espagnol Hola en 1996, qu'elle connut Amanda Lear à Figueres au retour de son voyage de noce lorsque Dalí invita le couple à y passer l'été. Elle précise qu'Amanda Lear n'était pas encore opérée et que Dalí éprouvait une véritable fascination pour la transexuelle et vivait une étrange relation amoureuse avec la Française[réf. nécessaire] .
Des critiques continuent à entretenir le doute, insistant en particulier sur sa voix très grave, sa taille (1,76 mètre) et son physique original. Ils soulignent aussi qu'Amanda Lear n'a pas eu d'enfants et qu'elle s'est liée à des hommes à la sexualité ambiguë, comme David Bowie, Andy Warhol, son mari ou même Dalí.

amibie lear a dit…

Ton hôtesse a l'air ambigu....

Madame gros doutes a dit…

Li-an rentre à la maison!